Espace de recherche sur le « système JP »
Le « système JP » : par-delà les frontières disciplinaires
Tous les performatifs en deux forces
Toutes les émotions en deux forces : Damasio et le « système JP »
PSN (Psychiatrie, Sciences humaines, Neurosciences),
vol. 15, n°1, 2017
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Ce texte se propose, d’une part, de montrer la nature éminemment relationnelle des émotions. Et, d’autre part, de rendre compte de toutes les émotions répertoriées par Antonio R. Damasio juste en combinant les deux uniques constituants de la relation : la jonction (con-jonction ou dis-jonction), s’activant suivant un axe horizontal intérieur/extérieur ; et la position, s’activant suivant un axe haut/bas. L’étonnante fécondité de cette combinatoire – ou « système JP » (J pour jonction, P pour position) – est encore mise ici en évidence par le fait qu’elle permet d’obtenir une classification de bout en bout cohérente des émotions. Une vue d’ensemble de ce qui détermine leur intensité. Ainsi qu’une vue d’ensemble de ce qui détermine le conatus de Spinoza, si central aux yeux de Damasio.
Tous les performatifs en deux forces
Tous les performatifs en deux forces : introduction au « système JP »
Protée, Université du Québec, UQAC,
vol. 39, n°1, hors dossier, 2011
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Le signifié du mot eau, est une image mentale de l’eau. Ce signifié a une substance : l’idée abstraite de « fluidité ». Et renvoie à des représentations idéelles de formes multiples : celles d'un objet à l'état « liquide », « gazeux » ou « solide » ; d'un objet « potable », « minéral » ou « toxique » ; d'un objet « léger » ou « pesant » (eau lourde) ; d'un objet « régénérant » (eaux de vie) ou « destructeur » (déluge, torrent...) ; d'un objet « épurant » (eau lustrale) ou « souillant » (eaux noires, eaux sales)...
Mais quel peut bien être le signifié d’un ordre ? l’image mentale d’une promesse ? la substance d’un conseil ? la forme d’une menace ?
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Le ligasigne : la dimension oubliée de Peirce
Le ligasigne : la dimension oubliée de Peirce
Equivalences, Bruxelles, Institut supérieur de traducteurs et interprètes, ISTI, n° 36/1-2, 2009
En combinant qualisigne, sinsigne, légisigne, aux trois types d’objets (l’icône, l’indice, le symbole) et aux trois types d’interprétants (le rhème, le dicisigne, l’argument), Peirce pense pouvoir enserrer dans son modèle la totalité du processus interprétatif…
Notre réflexion sur le lien nous amène à envisager l’existence d’une autre dimension du signe : le ligasigne. Une dimension à part, irréductible aux autres dimensions, subsumant le qualisigne, le sinsigne et le légisigne...
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Du lien aux origines des
Du lien aux origines des « structures anthropologiques de l'imaginaire »
Sociétés, De Boeck Université, n° 63, 1999 / 1
Cet article se propose, une fois de plus, de mener jusqu'à ses ultimes conséquences l'idée pragmatique selon laquelle les signes, indépendamment de leur pouvoir de signifier, d'informer, d'évoquer, ont aussi le pouvoir de lier et de délier les hommes.
Ce travail se propose un double objectif :
i. Montrer que ce que Gilbert Durand présente comme s'agissant du « trajet anthropologique » de l'imaginaire, n'est autre que le trajet obligé du lien.
ii. Montrer qu'une combinatoire jonction/position agrafée aux deux axes fondamentaux du lien (l'axe intérieur/extérieur et l'axe haut/bas), suffit non seulement à rendre compte de l'ensemble des intuitions de notre auteur, mais peut les affiner encore, et les ordonner surtout.
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Le sacré, une force quantifiable ?
Le sacré, une force quantifiable ?
Médium, Paris, Editions Babylone, n° 7, 2006
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Qu’est-ce qu’un objet sacré ? Un « objet quelconque », écrit Mircea Eliade, qui « devient autre chose, sans cesser d'être lui-même ». Rien ne distingue, en effet, une pierre sacrée d’une pierre profane. Et pourtant un fossé insondable les sépare.
Quel autre aspect du signe se cache derrière ce phénomène quasi indétectable par une grille d'analyse sémiotique ? Quelle est la nature de cette redoutable force qui émane de l’objet sacré, pour lequel des hommes et des femmes vont jusqu’à tuer et mourir ?
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Photo réalisée par Stéphanie MENG-ZIRILLI
voir http://www.grands-singes.com/
Chimpanzé religiosus
Texte publié par www.hominides.com
Entre le chimpanzé et l'homme, que de proximité. Proximité biologique : selon une récente étude de grande ampleur parue dans la revue Nature, environ 99 % de notre ADN coïncide avec celui du chimpanzé [...].
Mais quid d’une proximité religieuse ?
Y a-t-il là encore continuité ou rupture entre nos deux espèces ? En bref, existe-t-il un chimpanzé religiosus préfigurant homo religiosus ?
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Quand dire, c'est lier
Quand dire, c'est lier
Nouveaux Actes Sémiotiques, Université de Limoges, n° 28, 1993
Je dis : « Jésus n'était qu'un homme ». Que contient cette phrase de si fort pour provoquer chez le catholique pratiquant le sentiment de colère que l'on imagine ; sans compter qu'il y a quelques siècles à peine un tel énoncé conduisait droit au bûcher ?
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  Albert AssarafDepuis Gregory Bateson et John Bowlby, on ne compte plus les essais consacrés à l'infuence prépondérante du relationnel sur les comportements animaux et humains.

Peu de travaux, en revanche, tentent d’offrir une définition cohérente de ce qu’est un lien en soi, de ce qui le constitue, indépendamment des éléments qui lui servent de contenant ou de véhicule : famille, société, religion, symboles, images mentales, langage…

Ce site s'efforce de montrer qu'une combinatoire et imbricatoire autour des deux uniques constituants de la relation, la jonction et la position – d'où « système JP » –, permet de rendre compte d'un nombre considérable de comportements, aussi bien individuels que collectifs.


Albert Assaraf est docteur en histoire des mentalités antiques, étho-sociologue et informaticien.

Ses recherches portent dans un premier temps sur la gnose des Ier et IIe siècles (voir L’hérétique, Paris, Balland, 1991). Depuis la publication de « Quand dire, c’est lier » (Nouveaux Actes Sémiotiques, Université de Limoges, n°28, 1993), il se spécialise dans l’aspect relationnel du langage et de l'imaginaire.